Le Codex Seraphinianus

couverture codex 219x300 Le Codex SeraphinianusJ’avais oublié ce bouquin étrange jusqu’à qu’une réédition me tombe sous les yeux dans une librairie.

Je ne sais pas ce qui est le plus fascinant dans l’œuvre fantaisiste, fantastique, surréaliste de Luigi Serafini :

Son étrange écriture, digne du manuscrit de Voynich, créée par l’auteur ou bien la magie qui se dégage, à chaque page, de ses magnifiques dessins à la Jérôme Bosch dont on ne sait s’ils sont censés représenter on ne sait quelle vie extra-terrestre ou fantasmagorie hallucinée.

En tout cas, ce qui reste fabuleux, c’est que tout cela soit sorti de l’esprit d’un seul homme, un artiste. Aucune mystification ne se cache derrière (bien que quelques adeptes de l’extraordinaire y cherchent on ne sait quelle vérité cachée !!). Juste une expression artistique et esthétique.

Le Codex Seraphinianus, c’est tout de même près de 400 pages d’une œuvre totalement folle et géniale.

On a l’impression de tenir entre ses mains tantôt un atlas, tantôt une œuvre encyclopédique, tantôt un de ces fameux ouvrages hermétiques propres à échauffer l’esprit des adeptes de l’occulte (ça doit faire baver de jalousie Dan Brown et consorts).



Parfois, l’on se dit que ce pourrait être l’œuvre le carnet d’un ingénieur à la Leonard de Vinci (en un peu plus barré, tout de même !!).

On y voit déclinées, tour à tour, les représentations de ce qui pourrait passer pour des peuplades habitants une improbable planète, pour finir par ce que l’on pourrait qualifier de chapitre dédié à de curieuses recettes de cuisine, en passant par un traité vestimentaire ou d’architecture …

Au détour d’une page, apparait une silhouette qui pourrait  ressembler à l’artiste, montrant doctement de sa baguette ce qui ressemble fortement à une grosse pierre de Rosette

A titre personnel, je ne me lasse pas de parcourir ce livre : évasion garantie. J’y retrouve un peu de cet esprit qui m’habitait, étant jeune, à l’ouverture de beaux livres pleins de riches illustrations.

Assez curieusement (mais est-ce donc si curieux que cela ??), un véritable engouement, qui confine au fanatisme parfois, s’est développé autour de cette œuvre. Certains y ont découvert un mystérieux système numérique en base 21, d’autres s’échinent à traduire le code.

Pourtant, cet œuvre n’a rien de mystérieux. Ou alors, si, mais pas comme on pourrait le penser.

Elle est née du cerveau génial d’un artiste romain, Luigi serafini (en fait, chut, l’idée lui en aurait été suggérée par un mystérieux chat blanc rayé qui aurait guidé l’artiste télépathiquement dans la réalisation de son projet).

Depuis, divers éditions ont vu le jour, chaque fois intégrant de nouvelles planches.

De Serafini, on sait peu de choses, l’artiste n’étant pas adepte de la surexposition médiatique. On sait qu’il est romain, artiste de formation, architecte et designer. Son fameux codex a été édité pour la première fois en 1980. Actuellement, Il enseigne l’art graphique à l’école d’art Futurarium en Italie. Il semble, entre autres passions artistiques,  s’adonner à  la céramique et continue de participer à des expositions.

Pour en savoir plus :

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